Motown Story

MOTOWN : The Sound Of Young America

Quel tâche difficile que de résumer, en une page web, l’épopée passionnante d’un tel mythe, lorsque de nombreux bouquins entiers s’y sont déjà très habilement attelés – quoique bien souvent en langue anglaise. Motown a eu un impact tellement important sur la musique, et sur le Monde. Qu’en serait-il d’un monde sans la musique de Stevie Wonder, pur génie à 12 ans, inspirateur de toute une génération, de Raul Midon à Mary J. Blige, en passant par Coolio ou Sinclair (en choisissant volontairement des noms d’artistes musicalement différents), sans la musique et l’implication dans les droits civiques et l’épanouissement sexuel des noirs de Marvin Gaye, père spirituel de Ben Harper, sans le talent et la gaieté des groupes féminins des Supremes, ou Vandellas, symbole de l’état d’esprit d’une époque et d’un art de vivre. Motown, première maison de disques à être dirigée par un noir américain a surtout eu un rôle important dans l’intégration de la musique noire dans la culture populaire américaine, à travers le “Motown Sound”, style de Soul Music, incluant de nombreuses caractéristiques très reconnaissables, comme l’utilisation régulière du couple tambourin-batterie, d’une basse rythmique, et des mélodies très structurées.

Motown Records, aussi connu sous le nom de Tamla-Motown, appellation utilisée en dehors des Etats-Unis, a été crée en janvier 1959, par Berry Gordy, à Detroit, dans le Michigan, dans le Nord de l’Amérique, avec pour départ comme seul nom Tamla Records. Tout au long de son histoire, ce sont près de 45 labels subsidiaires (voir en bas de cette page) qui distribueront les oeuvres dans différentes catégories musicales, bien que le R&B, la Pop et la Soul Music en soient les principales. Motown, qui déménagea en 1972 pour gagner Los Angeles, fut un label indépendant de 1959 à 1988, année de la vente de la compagnie à MCA Records. Les bureaux de la mythique maison de disques, désormais label de Universal Music, sont actuellement situés à New York.

1959 – 1972 : Les Années “Hitsville USA”

Berry Gordy Jr débuta en tant qu’auteur-compositeur pour des artistes locaux de Detroit, tels que Jackie Wilson & the Matadors, le single de Jackie Wilson “Lonely Teardrops”, co-écrit par Berry Gordy devint un énorme succès.

Mais l’écriture des chansons ne semblait pas convenir à Berry pour gagner suffisamment sa vie. Il pensait que la vraie fortune se ferait en produisant les chansons, et en possédant les droits d’auteur. Ainsi, en 1959, il créa son propre label, Tamla Records, avec l’aide financière (de 800$) de sa famille, et fit signer ses premiers artistes, The Matadors, qui changèrent leur nom en The Miracles. Le leader du groupe, Smokey Robinson, devint vice-président de la compagnie, et certains membres de la famille Gordy, tels que la soeur Gwen et le père Berry Senior, avait des rôles clés au sein de la compagnie.

Dès 1959, Berry acheta la propriété qui deviendrait le studio “Hitsville USA”. Le studio de photographie, localisé dans l’arrière chambre du batiment, fut transformé en un petit studio d’enregistrement. En quelques années, Motown occuperait également de nombreuses maisons du voisinage, servant de bureaux administratifs, et de studios de mixage, d’enregistrement ou de répétitions.

A cette époque, les premiers artistes de Motown furent Mavel John, Mary Wells, et Barrett Strong. Le premier 45 tours de Tamla Records fut “Come To Me”, de Marv Johnson, en 1959. Le premier succès fut “Money (That’s What I Want)”, en 1959, qui arriva #2 au classement R&B du Billboard, le premier #1 fut “Shop Around” par les Miracles, en 1960. Cette année-là, Berry Gordy lança un autre label : Motown Records. Le premier #1 au classement général fut “Please Mr Postman”, interprété par The Marvelettes.

Motown devint l’une des principales forces de l’industrie musicale dès le milieu des années 60, grâce à l’aide d’auteurs, de compositeurs et de producteurs de talents, comme Smokey Robinson, et Holland-Dozier-Holland. Durant cette décennie des sixties, Motown eut 110 titres classés dans le Top 10, grâce à des artistes tels que Stevie Wonder, Marvin Gaye, Diana Ross & the Supremes, The Temptations, The Four Tops, The Jackson 5 et Gladys Knight & The Pips. A la fin des 60s, le label se définissait lui-même comme étant le Son des Jeunes d’Amérique (The Sound Of Young America).

The Marvelettes

Smokey Robinson

L’un des principaux aspects de Motown était son aptitude à former les artistes. Ils étaient habillés, maquillés, et chorégraphiés pour chaque prestation sur scène. Motown leur faisait comprendre que leur succès auprès du public blanc ferait d’eux des ambassadeurs pour d’autres artistes afro-américain, et qu’ils devaient penser, chanter, marcher, et parler comme des princes, de façon à altérer la mauvaise image diffusé par les blancs à cette époque. Le département “Artist development” n’était pas seulement nécessaire, il créa aussi un style élégant de présentation, longtemps associé au label. De nombreux jeunes artistes de Motown participaient à la tournée annuelle “Motortown Revue”, autour de l’Amérique, puis autour du monde, ce qui leur donnai une chance de peaufiner leurs prestations, et d’apprendre plus d’artistes expérimentés.

Berry Gordy réunissait toutes les semaines son équipe “Quality Control” afin de s’assurer que seul le meilleur produit et les meilleures prestations soient réalisés. Le test était que chaque 45 tours devait convenir à une entrée dans le Top 5 des meilleures ventes de singles de la semaine. La plupart des chansons connues de Motown, tels que les hits des Supremes, étaient écrites et composées par le trio Holland-Dozier-Holland. D’autres producteurs importants et auteurs du studio Hitsville à cette époque étaient : Norman Whitfield & Barrett Strong, Nickolas Ashford & Valerie Simpson, Franck Wilson, et les artistes eux-mêmes tels que Smokey Robinson, Marvin Gaye, et Stevie Wonder, et enfin, Berry Gordy lui-même.

La méthode de travail des artistes et producteurs de Motown était similaire à celle d’une entreprise. Les studios de Hitsville restaient ouverts et actifs 22 heures par jours, et les artistes souvent en tournée pendant des semaines, revenaient à Detroit pour enregistrer autant de chansons que possible, et ensuite retourner en tournée à nouveau.

En plus de l’équipe d’auteurs, l’un des principaux facteurs de l’étendue de la musique de Motown était l’habitude d’utiliser un groupe de musiciens de studio très select, et collectivement connu en tant que “The Funk Brothers”. Parmi ces musiciens de studio responsables du “Motown Sound”, il y avait Johnny Griffith et Joe Hunter au piano, Joe Messina, Robert White, et Eddie Willis à la guitare, Eddie “Bongo” Brown et Jack Ashford aux percussions, Uriel Jones et Richard “Pistol” Allen à la batterie, ainsi que Benny Benjamin, Earl Van Dyke aux claviers, et le bassiste James Jamerson. La carrière du groupe fut retracée dans le documentaire sorti en 2002, “Standing In The Shadows of Motown”, en français “Motown la véritable Histoire”.

Cote Ouest 1972 – 1998

Lionel Richie & The Commodores

Après que le départ du trio Holland-Dozier-Holland, en 1967, pour des raisons d’irrégularités dans le paiement des royalties, la qualité du son Motown commença à décliner quelque peu, en même temps que la fréquence des #1. Motown eut quand même un bon nombre d’artistes à succès durant les années 70 et 80, comme Stevie Wonder, les Jackson 5, Lionel Richie & The Commodores, Rick James, Teena Marie et DeBarge. Motown déménagea pour Los Angeles en 1972, et ouvrit une branche dans l’industrie cinématographique, sortant des films tels que “Lady Sings The Blues”, “Mahgnay”, “The Wiz”, “Thank God It’s Friday”, et “The Last Dragon”. Au milieu des années 80, Motown perdait de l’argent, et Berry vendit la compagnie à MCA et Boston Ventures en juin 1988 pour 61 millions de $.

Durant les années 90, Motown connut quelques succès grâce à des groupes comme Boyz II Men, et Johnny Gill, bien que la compagnie restait dans un état d’agitation. De nombreux cadres furent engagés par MCA pour faire tourner la compagnie, en commençant par le successeur immédiat de Berry Gordy, Jheryl Busby. Busby se brouilla avec MCA, argumentant que la société ne donnait pas assez d’attention et de promotion aux produits Motown.

Boyz II Men
En 1991, Motown poursuivit MCA en justice afin de conclure le contrat qui les liait, et commença à être distribué par Polygram. Polygram racheta les parts de Boston Ventures 3 ans plus tard. En 1994, Busby fut remplacé par Andre Harrell, pendant 2 années, mais ce dernier se révélant inefficace et incompétent démissionna. Danny Goldberg, qui dirigea le groupe Mercury (appartenant à Polygram), assuma le contrôle de Motown, et George Jackson assura les fonctions de Président.

Depuis 1999

En 1998, Motown ajouta à son palmarès de talents 702, Brian Mc Knight et Erykah Badu. En Décembre 1998, Polygram fut acheté par Seagram, et Motown fut fondue dans le groupe Universal Music. Universal pensa à arréter le label agonisant, mais après réflexion, on décida, au contraire, de le restructurer. Kedar Massenburg, un des producteur de Erykah Badu, prit la tête du label, et eut de nombreux succès comme Mc Knight, Michael Mc Donald, et India. En 2005, Massenburg fut remplacé par Sylvia Rhone, ancienne d’Elektra Records. Motown fut associé à Universal Records pour donner le Universal Motown Records Group, une division de Universal Music, qui possède les catalogues de Motown, Universal, Blackground, Republic, Cash Money, Casablanca et d’autres labels. Il est évident que l’appelation “Universal Motown” est gage de qualité musicale (au moins dans sa consonnance). En France, le label “Motown France” a été créé en juin 2006, sous la direction artistique de la chanteuse de R&B français, Diam’s.

India Arie

Les chanteurs actuels de Motown sont India Arie, Arykah Badu, Mya, Kem, Yummy Bingham pour le R&B; Lindsay Lohan pour la Pop, Damian et Stephen Marley pour le Reggae, et Trick Trick et Nick Cannon pour le Rap. Diana Ross, Smokey Robinson, Stevie Wonder et The Temptations restèrent chez Motown depuis les premières années (malgré des interruptions de contrat pour Diana Ross et les Temptations, pendant plusieurs années). Diana Ross et Smokey Robinson quittèrent le label en 1999, et les Temptations en 2004.

Stevie Wonder est aujourd’hui le seul artiste de la période classique de Motown à être encore sur le label.

Stevie Wonder, A Time To Love (2006)
Motown / Universal Music
Les Labels Motown

Pour allez plus loin…

Pour plus d’informations sur un artiste, consultez le forum Motown, n’hésitez pas à faire une requête auprès des membres afin d’approfondir vos connaissances!

Albums originaux

Voici une sélection d’albums édités chez Motown qu’il est faut posséder (nous vous proposons les albums originaux, bien que la plupart d’entre eux soient en général disponibles dans des compilations 2 albums).

Martha & the Vandellas
“Heat Wave”
1963

Deuxième album de Martha Reeves & the Vandellas. Contient le premier succès du groupe “(Love Is Like A) Heat Wave”, considéré comme le début du Son Motown, et composé par le trio “Holland-Dozier-Holland”. Contient de nombreuses reprises jazz, arrangées façon Motown.

Disponible sur le CD “2 Albums on 1 CD”, avec leur premier album “Come And Get These Memories”.

Martha & the Vandellas
“Dance Party”
1965

Ce troisième album de Martha & the Vandellas contient le tube planétaire “Dancing In The Streets”, co-écrit par Marvin Gaye. L’album contient aussi des reprises de Marvin (Hitch Hike) et de Smokey Robinson (Mickey’s Monkey)

Disponible sur le double CD avec l’album “Watchout” (1966).

Smokey Robinson and The Miracles
“Going To A Go-Go”
1965

Premier album des Miracles à atteindre le Top 10 (#8), il contient 4 tubes du groupe : “Ooh Baby Baby”, “The Tracks of My Tears”, “Going to a Go-Go”, et “My Girl Has Gone”.

Très difficile à trouver en version CD, il est disponible sur Amazon d’occasion.

The Marvelettes
“Please, Mr Postman”
1961

Premier album des Marvelettes, au son très Doo-Wop, puisqu’il est sorti au tout début de l’épopée Motown. La chanson-titre de l’album fut d’ailleurs l’un des principaux hits de Motown en 1961.

Un album extremement rare, même sur CD.

Mary Wells
“My Guy”
1964

Avec le titre “My Guy”, Mary Wells acquiert la reconnaissance pour toujours. Il s’agit de son plus gros succès, et de l’un des plus grands hits de Motown en 1964. L’album contient plusieurs reprises dont “My Baby Just Care For Me”, de Nina Simone.

The Supremes
“Meet The Supremes”
1961

Tout premier album des Supremes, il contient leur premier single chez Motown, “Buttered Popcorn”, ainsi qu’une reprise de “Who’s Lovin’ You”, initialement interprété par Smokey Robinson, et repris par la suite de façon magistrale par les Jackson Five.

The Supremes
“Where Did Our Love Go”
1964

Cet album contient la plupart des singles et face B sorties entre 1963 et 1964, et donc leurs numéro 1 : “Baby Love”, “Where Did Our Love Go”, et “Come And See About Me”. Les Supremes sont ainsi le premier groupe à obtenir un album avec 3 numéros 1!

The Supremes
“I Hear A Symphony”
1966

Cet album est un mélange de son Motown, de soul et de Pop. Il contient le #1 “I Hear A SYmphony”, ainsi que “My World Is Empty Without You”. Il contient également une reprise de “Yesterday” des Beatles.

“Diana Ross & The Supremes join the Temptations”
1968

En 1968, Motown réunit ses deux groupes les plus appréciés du public. Ce superbe album contient le célèbre “I’m Gonna Make You Love Me”, qui atteignit la deuxième place du Top R&B.

Diana Ross
Premier album solo
1970

Cet album de Diana Ross, aussi connu sous le nom de “Ain’t No Mountain High Enough”, du nom de son premier succès en 45 tours, reprise du succès de Tammi Terrel et Marvin Gaye, marque ses débuts en solo. L’équipe de production fut composée de Ashford & Simpson, et l’album eut un succès colossal. Il est d’ailleurs considéré comme le meilleur de Diana.

Diana Ross
“Lady Sings The Blues”
1972

Dès le début des seventies, Motown se lance dans la production cinématographique. Le premier film Motown, “The Lady Sings the Blues” offre le premier rôle à Diana Ross, interprétant le rôle de la chanteuse de blues, Billie Holyday, et la première Bande Originale signée Motown. Cet album eut un grand succès.

Diana Ross & Marvin Gaye
“Diana & Marvin”
1973

En 1973, Motown publie cet album de duos, entre deux géants du label, qui obtint un très grand succès, notamment grâce aux titres “You’re Everything” et “You’re A Special Part Of Me”.

Cet album est proposé dans sa version remastérisée, avec des titres bonus.

Diana Ross
“Diana”
1980

“Diana” est le plus gros succès de Diana Ross. Cet album, sorti en 1981, contient des titres intemporels, encore très largement diffusés dans le clubs de nos jours. Autant dire qu’il n’a pas pris une ride. Il contient “Upside Down”, et “I’m Coming Out”. Le reste de l’album, entièrement composé par Edwards et Rodgers (les auteurs des titres du groupe disco Chic), est de bonne qualité.

The Temptations
“With A Lot Of Soul”
1967

Sorti en 1967 sur le label Gordy, “With A Lot Of Soul” contient les hits “(I Know) I’m Losing You”, “All I Need”, “You Are My Everything”, en majorité produit par Norman Whitfield sur un son soul hérité de James Brown.

The Temptations
“All Directions”
1972

“All Directions” est le premier album des Temptations période post-psychedelic soul. Il contient le fameux “Papa Was A Rollingstone”, longue reprise de 12 minutes du titre précédemment chanté par Undisputed Truth.

Marvin Gaye and Tammi Terrell
“You’re All I Need”
1968

“You’re All I Need” est le deuxième album de duos entre Marvin Gaye et Tammi Terrell, après “United”. Il contient de très belles chansons, comme le tube “Ain’t Nothing Like The Real Thing”. L’ensemble de l’album est de très grande qualité. Par la suite, Marvin et Tammi enregistreront un seul album, “Easy”, avant que Tammi nous quitte définitivement quelques semaines plus tard, en 1969.

Marvin Gaye
“I Heard It Through The Grapevine”
1968

Originellement intitulé “In The Groove”, cet album a du être rebaptisé par la chanson qui ne failli jamais voir le jour : “I Heard It Through The Grapevine”, le plus gros succès de Motown. Il contient aussi les chansons “You” et “Chained”, qui eurent quelques succès.

Marvin Gaye
“What’s Going On”
1971

“What’s Going On” est l’un des plus beaux albums de la Pop. Entièrement dirigé par Marvin, il est le résultat d’une harmonie totale entre lui et ses musiciens, parmi lesquels James Jamerson, Earl Van Dyke, et Joe Messina, pour ne citer qu’eux.
Une description vous est proposée ici.

Marvin Gaye
“Let’s Get It On”
1973

Cet album est le plus gros succès commercial de Marvin Gaye. Sorti en 1973, il a une connotation plus sexuelle et romantique que ses précédents albums. Il marque le début d’une révolution sexuelle en musique, avec d’autres artistes tels que Barry White, Rick James ou Prince.

Marvin Gaye
“Live”
1974

Deuxième album live de Marvin, il s’agit d’un petit bijou! Les tournées de Marvin n’étaient pas si fréquentes, mais d’excellentes qualité. Ce concert a été enregistré à Oakland Coliseum en janvier 1974.
La version CD contient des titres qui n’étaient pas inclus dans le vinyl original.

Marvin Gaye
“I Want You”
1976

La plupart des chansons de cet album furent composées par Leon Ware et le frère de Diana Ross, T-Boy Ross. Les chansons contiennent des paroles romantiques et érotiques qui inspirèrent de nombreux artistes comme R. Kelly, D’Angelo ou Musiq Soulchild.

Stevie Wonder
“Uptight”
1966

“Uptight” est le premier album de Stevie Wonder à connaitre le succès, après 4 années de présence chez Motown. L’album contient la chanson-titre co-écrite par Stevie, une reprise de Dylan “Blowin’ In The Wind”, et d’autres compositions qui permettront la transition du “Petit Stevie Wonder” vers un artiste plus mature.

Stevie Wonder
“I Was Made To Love Her”
1967

Cet album connut un grand succès lors de sa sortie en 1967. Il contient, outre le tube “I Was Made To Love Her”, de nombreuses reprises : “Respect”, “My Girl”, “Can I Get A Witness”, “A Fool For You”, “Please, Please, Please”.

Stevie Wonder
“Music Of My Mind”
1972

“Music Of My Mind” est le premier album entièrement contrôlé par Stevie Wonder, et le premier des 5 albums consécutifs considérés comme sa période “Classique”. Ce sera le cas pour tous les albums suivants. Stevie faisait partie du cercle très fermé des artistes à pouvoir contrôler leur musique au sein de Motown.
L’album contient ses premières expérimentations en matière de synthétiseurs, qui seront sa marque de fabrique par la suite.
Indispensable.

Stevie Wonder
“Talking Book”
1972

“Talking Book” est considéré par ses fans comme étant son meilleur album toutes époques confondues. Comme l’album précédent, et les 3 suivants, il est indispensable à toute discographie Motown.

Stevie Wonder
“Innervisions”
1973

Pour le troisième album consécutif de sa “Classic Period”, Stevie Wonder nous offre un chef-d’oeuvre de la Pop. Il remporta un Grammy Award en 1974. “Living For The City” remporta un Grammy pour la meilleure chanson de 1974.

Stevie Wonder
“Fulfillingness’ First Finale”
1974

De nombreuses stars sont présentes sur cet album : Les Jackson 5, Paul Anka, Minnie Riperton. Il reçut l’award du meilleur album de l’année 1974.

Stevie Wonder
“Songs In The Key Of Life”
1976

Ce double album fut le dernier de la série “classique” de Stevie. Ambitieux et expérimental, l’album remporta le Grammy du meilleur album de l’année en 1976.
Avec le temps, cet album devient source des plus grands hits de ces dernières années : “I Wish”, repris plus tard par Will Smith, “Pastime Paradise”, tube planétaire de Coolio en 1993, “As”, hit de Mary G. Blige et George Michael en 2000, et bien d’autres.

Stevie Wonder
“Hotter Than July”
1980

Bon album funky que ce “Hotter Than July”. Il contient le célèbre hommage de Stevie à Bob Marley “Master Blaster”, et l’hymne “Happy Birthday”, composé afin de militer pour que le jour anniversaire de la mort de Martin Luther King soit férié aux USA.

Stevie Wonder
“A Time To Love”
2006

On peut dire qu’il aura fallu attendre 26 ans pour avoir un album de Stevie Wonder de qualité (au risque d’avoir les fans de Stevie sur le dos!). Après une série d’albums ayant le mérite d’utiliser les meilleures technologies, mais ne trouvant malheureusement pas le succès escompté, Stevie nous propose cet album de grande qualité musicale et rythmique.

The Four Tops
“The Four Tops”
1964

Ce premier album des Four Tops contient les hits “Ask The Lonely” et “Baby I Need Your Lovin'”. Nous sommes au début des heures de gloire de Motown, et les Four Tops sont l’un des groupes les plus influents.

The Four Tops
“Reach Out”
1967

Un florilège de hits composent cet album : “Reach Out I’ll Be There”, repris quelques mois plus tard par Claude François sur le titre “J’attendrai”, “It’s The Same Old Song” (“C’est La Même Chanson”), et “Standing In The Shadows Of Love”.

“Reach Out” vous est proposé avec “On Top”.

Commodores
“Machine Gun”
1973

Premier album des Commodores (composé de Lionel Richie, Thomas McClary, Milan Williams, William King, Ronald La Pread, et Walter Orange), qui, à cette époque, assuraient la première partie des concerts des Jackson 5. L’album est très funky, et contient la chanson-titre, une superbe composition instrumentale, très utilisée outre atlantique lors des évènements sportifs.

Commodores
“Commodores”
1977

Ce cinquième album des Commodores est l’un de leurs plus gros succès. Il contient les deux hits “Easy” (#1 R&B en 1978) et “Break House” (#4 R&B). Le reste de l’album est à la limite entre la disco et le funk, entrecoupées de belles ballades.

Lionel Richie
“Can’t Slow Down”
1983

“Can’t Slow Down” est le second album solo de Lionel Richie, et se vendit à plus de 10 millions d’exemplaires, remportant un Grammy Award en 1985. L’album contient des ballades dévastatrices comme “Hello”, et des tubes comme “All Night Long”.
Indispensable

Lionel Richie
“Dancing On The Ceiling”
1986

Cet album contient le tube “Say You Say Me”, #1 Pop pendant 5 semaines en 1986, mais également les hits “Dancing On The Ceiling” (#2 Pop), le fabuleux “Ballerina Girl” (#1), et “Love Will Conquer All” (#2 R&B).
Un must.

Lionel Richie
“Back To Front”
1992

Cette compilation, sortie en 1992, contient les plus grands hits de Lionel Richie en solo, ainsi que quelques inédits indispensables : “Do It To Me”, “You Are My Destiny”, “Love Oh Love”…